San Salvador de Jujuy, le 30 Octobre 1995.
Clôture des cinq Journée de Philosophie réalisées à
linstitut dEnseignement Supérieur José Ignacio
Tello de San Salvador de Jujuy, Argentine.
Monsieur le Président des Cinq Journées, professeur Mario Vilca; Monsieur le Président des élèves, José Lazcano.
Je dois vous remercier pour linvitation que vous mavez faite en tant que conférencier aux Cinq Journées, organisées par des enseignants et des étudiants des départements de Philosophie, Psychologie et Pédagogie, de lInstitut dEnseignement Supérieur José Ignacio Tello.
Je dois remercier aussi, de lopportunité que lon ma offerte de clôturer ces journées, compte tenu des importantes expositions et discussions thématiques qui ont eu lieu les jours précédents.
Et je dois remercier, bien entendu, la présence des professeurs, des élèves, des journalistes et amis.
Aujourdhui, nous parlerons dun courant de pensée qui préconise laction transformatrice et qui commence à être pris en compte grâce aux changements profonds qui sont en train dopérer dans la société. LHumanisme est ce courant. Très brièvement nous réviserons ses antécédents historiques, son développement et la situation dans laquelle il se trouve actuellement.
Nous devons établir au préalable, une différence entre lhumanisme comme courant et lhumanisme comme attitude. Cette dernière était déjà présente dans différentes cultures avant que le mot «humanisme» ne soit approprié par lOccident. Lattitude humaniste est commune aux différentes cultures, à certaines étapes de son histoire et se caractérise par: 1 - la position de lêtre humain comme valeur centrale; 2 - laffirmation de légalité de tous les être humains; 3 - la reconnaissance de la diversité personnelle et culturelle; 4 - la recherche des connaissances par dessus ce qui est accepté comme vérité absolue; 5 - laffirmation de la liberté des idées et croyances et 6 - le refus absolu de la violence. Cette attitude est ce qui compte dans notre Nouvel Humanisme Universaliste et ce sont les différentes cultures qui nous enseignent à aimer et pratiquer cette position face à la vie. Je remets, à celui que cela intéresse, lEtude de lHumanisme dans les différentes cultures ( Annuaire 1994 du Centre Mondial des Etudes Humanistes, particulièrement la contribution du professeur Serguei Sémionov, spécialiste de lhumanisme précolombien à (Meso) et en Amérique du Sud ).
Nous devons faire aussi une distinction , un tant soit peu puérile, entre les études «humanistiques» qui se donnent dans les facultés ou instituts détude et lattitude personnelle non définie par le dévouement professionnel mais par lemplacement face à lhumain comme préoccupation centrale. Quand quelquun se définit comme «humaniste», il ne le fait pas en référence à ses connaissances «dhumanité» et de la même manière un étudiant ou spécialiste de ces disciplines ne se définit pas «humaniste» de ce fait. Nous glissons ce commentaire car des gens qui lièrent «lhumanisme» à un type déterminé de connaissances ou de niveau culturel nont pas manqué.
En Occident, il y a deux acceptions qui sont généralement attribuées au mot «humanisme». On parle «dhumanisme» pour indiquer nimporte quelle tendance de pensée qui affirme la valeur et la dignité de lêtre humain avec ce sens, on peut interpréter lhumanisme des façons les plus diverses et contrastantes. Dans cette signification plus limitée mais la plaçant dans une perspective historique précise, le concept dHumanisme est utilisé pour indiquer ce processus de transformation qui a commencé entre la fin du 14ème siècle et le début du 15ème et qui, dans le siècle suivant, avec le nom «Renaissance» a dominé la vie intellectuelle dEurope. Il suffit de mentionner Erasme, Giordano Bruno, Galilée, Nicolas de Cusa, Thomas Moro, Juan Vives et Bouillé, pour comprendre la diversité et lextension de lHumanisme historique. Son influence sest prolongée sur tout le 17ème siècle et sur une grande partie du 18ème, débouchant sur les révolutions qui ont ouvert les portes de lAge Contemporain. Ce courant a semblé séteindre lentement jusquau milieu de ce siècle où il a commencé de nouveau à occuper le débat entre penseurs préoccupés par les questions sociales et politiques.
Les aspects fondamentaux de lHumanisme historiques furent approximativement les suivants:
1- la réaction contre le mode de vie et les valeurs du Moyen Age. Ainsi commence une forte reconnaissance des autres cultures, particulièrement de la gréco-romaine dans lart, la science et la philosophie.
2- la proposition dune nouvelle image de lêtre humain de qui exaltent sa personnalité et son action transformatrice.
3- une nouvelle attitude face à la nature qui saccepte comme environnement de lhomme et non pas comme un sous-monde plein de tentations et de châtiments.
4- lintérêt pour lexpérimentation et linvestigation du monde environnant, comme une tendance à chercher des explications naturelles, sans nécessité de référence au surnaturel.
Ces quatre aspects de lHumanisme historique convergent vers un même objectif: faire surgir la confiance dans lêtre humain et sa créativité et considérer le monde comme royaume de lhomme, royaume dans lequel celui-ci peut dominer moyennant la connaissance des sciences. Depuis cette nouvelle perspective, sexprime la nécessité de construire une nouvelle vision de lUnivers et de lhistoire. De la même façon, les nouvelles conceptions de cet Humanisme historique amènent à reposer la question religieuse tant dans ces structures dogmatiques et liturgiques que dans les organisations qui, à la (zazon), imprègnent les structures sociales du Moyen Age. LHumanisme, en corrélation avec la modification des forces économiques et sociales de lépoque, représente un révolutionnarisme chaque fois plus conscient et chaque fois plus orienté vers la discussion de lordre établi. Mais la Réforme dans le monde allemand et anglo-saxon et la Contre réforme dans le monde latin essaient de freiner les nouvelles idées en reproposant autoritairement la vision chrétienne traditionnelle. La crise passe de lEglise aux structures étatiques. Finalement, lEmpire et la Monarchie par Droit Divin sont éliminées grâce aux révolutions des fins du 18ème et 19ème siècle.
Mais après la Révolution Française et les guerres dindépendance américaines, lHumanisme a
pratiquement disparu cependant en arrière plan social didéaux et aspirations qui encouragent des transformations économiques , politiques et scientifiques; LHumanisme a reculé face aux conceptions et pratiques qui sinstallent jusquà aboutir au Colonialisme, la Seconde Guerre Mondiale et lalignement bifrontal de la planète. Dans cette situation se rouvre le débat sur le sens de lêtre humain et la nature, sur la justification des structures économiques et politiques, sur lorientation de la science et de la technologie et en général, sur la direction des événements historiques.
Ce sont les philosophes qui donnent les premiers signes: Heidegger pour ne plus considérer lHumanisme comme une Métaphysique ( dans sa «Lettre sur lHumanisme»). Sartre pour le défendre (dans sa conférence «lExistentialisme est un Humanisme»); Luypen pour préciser (enmarque) théorique ( dans «la phénoménologie est un Humanisme»), dun autre côté Althusser pour lever une posture Anti humaniste (dans «pour Marx») et Maritain pour sapproprier lHumanisme depuis le Christianisme ( dans son «Humanisme Intégral»)
Après ce long chemin parcouru et les dernières discussions dans le champs des idées, il reste clair que lHumanisme doit redéfinir sa positon non seulement en tant que conception théorique mais aussi en tant quactivité et pratique sociale. Pour ceci, nous nous appuierons continuellement sur son Document constitutif.
Létat de la question humaniste doit être posé aujourdhui en référence aux conditions dans lesquelles lêtre humain vit. De telles conditions ne sont pas abstraites. Par conséquent, il nest pas légitime de dériver lHumanisme dune théorie sur la Nature, ou dune théorie sur lhistoire ou dune Foi sur Dieu. La condition humaine est telle que la rencontre immédiate avec la douleur et avec la nécessité de la surpasser est inévitable. Une telle condition, commune à tant dautres espèces, rencontre dans la condition humaine la nécessité supplémentaire de prévoir dans le futur comment surpasser la douleur et obtenir le plaisir. Sa prévision future sappuie sur lexpérience passée et sur lintention daméliorer sa situation actuelle. Son travail, accumulé en productions sociales passe et se transforme de générations en générations en lutte continue pour surpasser les conditions naturelles et sociales dans lesquelles il vit. Pour cela , lHumanisme définit lêtre humain comme être historique avec un mode daction sociale capable de transformer le monde et sa propre nature. Ce point est dimportance capitale parce quon ne pourra laccepter et, de façon cohérente affirmer ensuite un droit naturel ou une propriété naturelle ou des institutions naturelles ou enfin un type dêtre humain futur tel quil est aujourdhui, comme sil était terminé pour toujours.
Le vieux thème de la relation de lhomme avec la nature, prend une nouvelle importance. En le reprenant, nous découvrons ce grand paradoxe dans lequel lêtre humain apparaît sans fixité, sans nature, au point que nous observons en lui une constante: son historicité. Cest pour cela quen étendant les termes, on peut se dire que la nature de lhomme est son histoire; son histoire sociale. Par conséquent, chaque être humain qui naît nest pas un premier exemplaire équipé génétiquement pour répondre à son milieu, mais un être historique qui développe son expérience personnelle dans un paysage social, dans un paysage humain .
Voici que dans ce monde social, lintention commune de surpasser la douleur est nié par lintention dautres êtres humains. Nous sommes en train de dire que quelques hommes naturalisent dautres en niant leur intention: ils les convertissent en objets dusage. Ainsi, la tragédie dêtre soumis à des conditions physiques naturelles, impulse le travail social et la science vers de nouvelles réalisations qui surpassent ces dites conditions; mais la tragédie dêtre soumis à des conditions sociales dinégalité et dinjustice pousse lêtre humain à la rébellion contre cette situation dans laquelle on constate que ce nest pas un jeu de forces aveugles mais le jeu dautres intentions humaines. Ces intentions humaines, qui discriminent les uns et les autres, sont controversées dans un camps très différent que celui de la tragédie naturelle dans laquelle il nexiste pas dintention. Cest pour cela quil existe toujours dans toute discrimination un monstrueux effort pour établir que les différences entre les êtres humains sont dues à la nature, physique ou sociale, qui réalise son jeu de forces sans quintervienne lintention. Il y aura des différences raciales, sexuelles et économiques justifiées par des lois génétiques ou de marché mais dans tous les cas, on opérera avec la distorsion, lhypocrisie et la mauvaise foi.
Les deux idées basiques exposées antérieurement: en premier lieu celle de la condition humaine soumise à la douleur avec son élan pour la surpasser et, en second lieu, la définition de lêtre humain historique et social, centrent létat de la question pour les humanistes daujourdhui. Sur ces particularités je vous renvoie à mes «Contributions à la Pensée» dans lessai intitulé : «Discussions historiologiques».
Dans le Document constitutif du Mouvement Humaniste on déclare quon passe de la préhistoire à la véritable histoire humaine quand sélimine la violente appropriation animale de quelques êtres humains sur dautres. Pendant ce temps, on ne pourra partir dautre valeur centrale que celle de lêtre humain entier dans ses réalisations et sa liberté. La proclamation: « rien au dessus de lêtre humain et aucun être humain au-dessus dun autre», synthétise tout cela. Si on met comme valeur centrale, Dieu, lEtat, lArgent ou nimporte quelle autre entité, on subordonne lêtre humain en créant des conditions pour son contrôle ultérieur ou son sacrifice. Les humaniste sont daccord sur ce point. Les humanistes sont athées ou croyants, mais nous ne partons pas de lathéisme ou de la foi pour fonder notre vision du monde et notre action; nous partons de lêtre humain et de ces nécessités immédiates.
Les humanistes, posent le problème de fond à savoir si on veut vivre et décider dans quelles conditions le faire.
Toutes les formes de violence: physique, économique, raciale, religieuse, sexuelle et idéologique, grâce auxquelles le progrès social a été entravé répugnent les humanistes. Toute forme de discrimination manifeste ou larvée est motif de dénonciation pour les humanistes. Ainsi est tracée la ligne qui divise lhumanisme et lanti-humanisme. lhumanisme met en avant la question du travail face au grand capital; la question de la démocratie réelle face à la démocratie formelle; la question de la décentralisation face à la centralisation; la question de lanti discrimination face à la discrimination; la question de la liberté face à loppression; la question du sens de la vie face à la résignation, la compromission et labsurde.
Parce que lhumanisme croit dans la liberté de choix, il possède la seule éthique valable du moment actuel; De même, parce quil croit dans lintention et la liberté, il distingue lerreur de la mauvaise foi.
Ainsi, les humanistes nous fixons des positions. Nous ne nous sentons pas sortis du néant, mais tributaires dun long processus et effort collectif; nous nous engageons dans le moment actuel et nous projetons une longue lutte vers le futur. Nous affirmons la diversité en franche opposition à la «régimentation» ( ? ) qui jusquà maintenant a été imposée et appuyée par des explications comme quoi ce qui est différent met en dialectique les éléments dun système, de telle manière quen respectant toute particularité on ouvre la voie aux forces centrifuges et désintégratrices. Les humanistes nous pensons lopposé et nous soulignons que, précisément en se moment lasservissement de la diversité conduit à lexplosion des structure rigides. Cest pour cela que nous mettons laccent sur la direction convergente, sur lintention convergente et nous nous opposons à lidée et à la pratique de lélimination de conditions supposées dialectiques dans un ensemble donné.
Dans le Document, les humanistes nous reconnaissons les antécédents de lHumanisme historique et nous nous inspirons des apport des différentes cultures, non seulement dans celles qui en ce moment occupent un lieu central; nous pensons à lavenir en essayant de surpasser la crise présente; nous sommes optimistes: nous croyons dans la liberté et le progrès social.
Les humanistes nous sommes internationalistes, nous aspirons à une nation humaine universelle. Nous comprenons globalement le monde dans lequel Nous vivons et nous agissons dans notre milieu immédiat. Nous ne voulons pas un monde uniforme mais multiple: multiple dans les ethnies, langues et coutumes; multiple par ses localités, régions et autonomies, multiple par ses idées et aspirations; multiple par les croyances, athéisme et la religiosité; multiple dans le travail; multiple dans la créativité.
Les humanistes nous ne voulons pas de maîtres; nous ne voulons ni dirigeants ni chefs, et nous ne nous sentons ni représentants ni chefs de personne. Les humanistes nous ne voulons pas dun Etat centralisé ni dun Para-Etat le remplaçant. Les humanistes nous ne voulons pas darmée qui se transforme en police ni de bandes armées qui sy substituent.
LHumanisme entre dans la discussion des conditions économiques. Il soutien que dans le moment actuel il ne sagit pas déclaircir des détails sur les économies féodales, les industries nationales ou les groupes régionaux; le problème est que quelques survivants historiques accommodent leur parcelle aux commandements du capital financier international. Un capital spéculateur qui mondialement et progressivement se concentre. De cette façon même lEtat national a besoin pour survivre du crédit et de lemprunt. Tous mendient linvestissement et donnent des garanties pour que la banque prenne en charge les décisions finales. Vient le temps où ces mêmes compagnies, comme les champs et les villes deviendront propriété indiscutable de la banque. Vient le temps du Para-Etat le temps où lancien ordre doit, être anéanti.
Parallèlement la vieille solidarité disparaît, en définitive , il sagit de la désintégration du tissus social et de l apparition de millions dêtres humains déconnectés et indifférents entre eux, malgré la pénurie générale, le grand capital domine non seulement lobjectivité par le contrôle des moyens de production, mais aussi la subjectivité par le contrôle des moyens de communication et dinformation. dans ces conditions, le grand capital peut disposer à son gré des ressources matérielles et sociales dégradant la nature irrémédiablement et écartant progressivement lêtre humain. Pour cela, il dispose de technologies suffisantes et e même quil a vidé les entreprises et lEtat, il vide la science de sens, la convertissant en technologie de misère de destruction et de chômage; Il nest pas nécessaire de beaucoup argumenter pour mettre laccent sur le fait quaujourdhui, le monde dispose d conditions technologiques suffisantes pour résoudre en peu de temps les problèmes touchant de vastes régions, à savoir le plein emploi, lalimentation, la salubrité, le logement et linstruction. Si cette possibilité ne se réalise pas cest simplement parce que la spéculation monstrueuse du grand capital len empêche.
Le grand capital a déjà épuisé létape de léconomie de marché dans les pays avancés et dans sa reconversion technologique commence à discipliner la société pour affronter le chaos que lui-même a produit. Le chômage croissant, la récession et le débordement des marché politiques institutionnels fixe le commencement dune autre époque dans laquelle les Etats et les cadres de direction doivent être rénovés et adaptés aux temps nouveaux. ces changements de schéma ne représentent pas plus quun pas vers la crise générale du Système en chemin vers la mondialisation.
Mais face à cette irrationalité ce ne sont pas les voix de la raisons qui se lèvent dialectiquement comme on pourrait lespérer, mais les plus obscurs racismes, fondamentalismes et fanatismes, et si ce néo-irrationalisme vient à diriger des régions et des collectivités, la marge daction pour les forces progressiste samenuisera de jour en jour. par ailleurs, des millions de travailleurs ont déjà pris conscience aussi bien des irréalités du centralisme étatique que des mensonges de la Démocratie capitaliste ainsi, il arrive que les ouvriers se lèvent contre les dirigeants syndicaux corrompus tout comme les peuples remettent en question leurs partis politiques et leurs gouvernements. mais il faut donner une orientation à ces phénomènes qui autrement senliseront dans des actes spontanés sans aucune continuité. Il est nécessaire daller au thème central des facteurs de production.
Pour lhumanisme les facteurs de production sont le travail et le capital, la spéculation et lusure sont de trop. Dans la situation actuelle il est décisif que labsurde relation établie entre ces deux facteurs soit totalement transformée. Jusquà maintenant on a imposé que le profit revienne au capital et le salaire au travailleur, justifiant une telle relation par le «risque» que suppose linvestissement, mais sans prendre en compte le risque du travailleur dans les fluctuations du chômage et de la crise. A part la relation entre les deux facteurs la gestion et le pouvoir de décision au sein de lentreprise sont en jeu. En définitive le profit non destiné au réinvestissement dans lentreprise, non destiné à son extension et sa diversification, dérive vers la spéculation financière. Le profit qui ne crée par de sources d e travail dérive vers la spéculation financière. Par conséquent, la lutte juste et possible des travailleurs consistera à obliger la capital à son rendement productif maximum. Mais ceci ne pourra se réaliser, à moins que la gestion et la direction ne soient partagés. Dune autre façon, comment éviter les licenciement massif, la fermeture et la désertion des entreprises? car le grand dommage réside dans le sous investissement, la faillite frauduleuse, lendettement forcé et la fuite des capitaux. et si on insistait pour que les travailleurs confisquent les moyens de production suivant les enseignements du 19ème siècle, il faudrait tenir compte également du récent échec du Socialisme réel. Quant à lobjection quencadrer le capital comme est encadré le travail , produit sa fuite vers des lieux et des zones plus profitables il faut répondre que ceci ne se produira plus très longtemps puisque lirrationalité du schéma actuel le même à sa saturation et à la crise mondiale. Cette objection outre son immoralité radicale ignore le processus historique du transfert du capital productif vers la banque, transfert qui a pour conséquence la conversion du chef dentreprise en employé sans pouvoir de décision, à lintérieur dun circuit dont lautonomie nest quapparente. dautre part au fur et à mesure que saccentue le processus récessif le chef dentreprise commencera à prendre en considération ces différents points.
Laction humaniste ne peut se limiter au strict champs du travail ou des revendication syndicales mais laction politique est nécessaire pour éviter que lEtat soit un instrument du capital financier international pour obtenir une relation juste entre les facteurs de production et pour rendre à la société té son autonomie volée.
Dans le domaine politique la situation montre que lédifice de la Démocratie sest gravement délabré lorsque se sont brisées ses bases principales: lindépendance entre les pouvoirs, la représentativité et le respect des minorités.
La théorique indépendance entre les pouvoirs se trouve dans la pratique sévèrement affectée. il suffit de recherche dans différents points du monde lorigine et la composition de chaque pouvoir pour démontrer les relations intimes qui les unissent, il ne pourrait en être autrement. Tous font partie dun même Système. de sorte que les crise fréquentes -empiétements des uns sur les autres, superposition de fonctions, corruption et irrégularités - correspondent à la situation globale économique et politique dun pays donné.
Quant à la représentativité, depuis lépoque de lextension du suffrage universel, on pensait quil nexistait quun seul acte entre lélection et la fin du mandat des représentants du peuple. Mais à mesure que le temps passait, on a vu clairement quil existe un premier acte par lequel un grand nombre élit un petit nombre et un second acte dans lequel ce petit nombre trahis le grand nombre, en représentant des intérêts étrangers au mandat reçu. Déjà ce mal couve dans les partis politiques réduits à des sphères de dirigeants coupés du peuple. Déjà dans la machinerie des partis des grands intérêts financent des candidats et dictent des politiques que ceux-ci devront suivre. Tout ceci met en évidence une crise profonde dans le concept et la mise en pratique de la représentativité.
LHumanisme luttent pour transformer la pratique de la représentativité en donnant la plus grande importance à la consultation populaire, au plébiscite et à lélection directe des candidats; parce quil existe toujours dans de nombreux pays, des lois qui assujettissent les candidats à des partis politiques ou bien des subterfuges ou des limitations financières qui les empêchent de se présenter devant la volonté du peuple. toute lois qui soppose à la pleine capacité du citoyen délire et dêtre élu, se moque des fondements de la Démocratie réelle qui est au-dessus de toute régulation juridique. Et si on parle dégalité de chances, les moyens de diffusion doivent se mettre au service de la population lors de la période électorale pendant laquelle les candidats exposent leurs propositions, en accordant à tous exactement les mêmes opportunités. Dautre part, on doit imposer des lois de responsabilité politique par lesquelles celui qui naccomplit pas les promesses faites à ses électeurs risque la révocation, la destitution ou le jugement politique. parce que lautre expédient, en pratique actuellement, par lequel les individus ou partis qui ne tiennent pas leurs engagements sont sanctionnés par les urnes lors du prochain scrutin, ninterrompt en rien le deuxième acte de trahison des représentés. quant à la consultation directe sur des thèmes durgence, il existe de plus en plus de possibilités pour sa réalisation technologique. Il nest pas question de favoriser les enquêtes et les sondages manipulés mais de faciliter la participation, lopinion et le vote direct grâce aux moyens électroniques et informatiques de pointe.
Dans une Démocratie réelle, on doit donner aux minorités les garanties que mérite leur représentativité, mais on doit aussi favoriser toute mesure qui facilite dans la pratique leur insertion et leur développement. Aujourdhui, les minorités harcelées par la xénophobie et la discrimination demandent anxieusement à être reconnues et dans ce sens, il est de la responsabilité des humanistes délever ce thème au niveau des discussion plus importantes, en prenant partout la tête de la lutte jusquà vaincre les néo-facistes avoués ou dissimulés. En définitive, lutter pour les droits des minorités, cest lutter pour les droits de tous les êtres humains.
Mais il arrive aussi que dans lensemble dun pays des provinces entières des régions ou des autonomies subissent la même discrimination que les minorités par la contrainte quexerce lEtat centralisé, aujourdhui instrument insensible aux mains du grand capital. Et ceci devra cesser par la mise en place dune organisation fédérative dans laquelle le pouvoir politique réel reviendra dans les mains des dites entités historiques et culturelles. En synthèse: mettre en avant les thèmes du capital et du travail, les thèmes de la Démocratie réelle, et les objectifs de la décentralisation de lappareil détat, cest acheminer la lutte politique vers la création dun nouveau type de société. Une société flexible et en changement constant, en accord avec les nécessités dynamiques des peuples aujourdhui asphyxiés par la dépendance.
Dans la situation de confusion actuelle, il est nécessaire de discuter le thème de lHumanisme spontané ou naïf et le mettre en relation avec ce que nous nous entendons par Humanisme conscient. Il est évident que les idéaux et aspirations humanistes apparaissent dans nos sociétés avec une vigueur encore inconnue il y a peu de temps. le monde change à grande vitesse et ce changement à art deffacer les vieilles structures et les vieilles références, liquide aussi les vieilles formes de lutte. Dans une telle situation des spontannéismes de tout type surgissent ressemblant plus à un catharsis et à des débordements sociaux quà un processus avec direction. Pour cela en considérant des groupes, des associations et des individus progressistes comme des humanistes, mêmes sils ne participent pas au Mouvement humaniste nous souhaitons lunion des forces dans une même direction et non pas un nouvel hégémonisme conservateur de mises au point et méthodes uniformatrice.
Nous considérons que cest dans les lieux de travail et dhabitations de travailleurs que la simple protestation doit se convertir en une force consciente orientée vers la transformation des structures économiques, mais aussi où existe de nombreuses activités qui réunissent des membres combatifs dorganisations corporatives et politique. LHumanisme ne souhaite pas que ceux-ci se désenracinent de leurs collectifs afin de participer de ce mouvement. Au contraire. La lutte pour la transformation des coupoles, en faisant quelles sorientent plus vers de simples revendications immédiates, place ces éléments progressistes dans une direction de convergence avec laction des humanistes. Un très grand nombre détudiants et denseignants, normalement sensibles à linjustice, rendra plus consciente leur volonté de changement dans la mesure ou le crise générale les affecte. Et bien-sur les gens de la presse, en contact avec la tragédie quotidienne sont en mesure aujourdhui dagir dans une direction humaniste de même quun certain nombre dintellectuels dont la production se veut en contradiction avec les règle que fait valoir se système inhumain.
Nombreuse sont les positions qui, ayant pour base le fait de la souffrance humaine, invitent à une action désintéressée en faveur des démunis et des discriminés. Parfois des associations, des groupes volontaires et des secteurs importants de la population se mobilisent amenant ainsi leur apport positif. assurément, une part de leur contribution consiste à dénoncer ces problèmes. Cependant, ces groupes ne fondent pas leur action en thermes de transformation des structures responsables de ces maux. Ces positions sinscrivent davantage dans lHumanitarisme que dans Humanisme conscient. Cependant, on trouve déjà en elles des protestations et des actions ponctuelles susceptibles dêtre approfondies et étendues. Mais de même quil existe un secteur social ample et diffus que nous pourrions appeler «camp humaniste», le secteur que nous pourrions dénommer «camps anti-humaniste» nest pas moins étendu, malheureusement il existe des millions dhumanistes qui ne se sont pas encore mis en marche avec une direction claire de transformation au point que commencent à apparaître des phénomènes régressifs qui étaient considérés comme dépassés à mesure que les forces mobilisées par le grand capital asphyxient les peuples apparaissent des positions incohérentes qui se renforcent en exploitant ce malaise quelles canalisent vers de faux coupables. A la base de ces néo-facismes, se trouve une profonde négation des valeurs humaines. de même, dans certains courants écologistes déviationnistes, on parle en premier lieu sur la nature et non sur lhomme. Ils ne prêchent plus que le désastre écologique est désastre par ce que celui-ci met en danger lhumanité, mais plutôt parce que lêtre humain a attenté à la nature. Selon certains de ces courants, lêtre humain est contaminé et par là même il contamine la nature. Il serait préférable pour eux que la médecine neut pas connu de succès dans le combat contre les maladies et dans lallongement de la vie. De là à discriminer des cultures qui contaminent des étranges qui salissent et polluent, il ny a quun pas. Ces courants sinscrivent aussi dans lanti-humanisme parce quils méprisent lêtre humain montrant en tréfond un supposé «péché originel une expulsion du paradis naturel» pour avoir mangé une pomme de «larbre interdit de la connaissance». leurs mentor commencent à réviser de vieux mythes et à désirer lapocalypse reflétant ici aussi les mes mêmes tendances nihilistes et suicidaires qui sobservent dans dautres camps.
Mais une partie importante de gens réceptifs adhère aussi à lécologisme car elle comprend la gravité du problème que celui-ci dénonce. Mais, si cet écologisme prend le caractère humaniste qui lui correspond, il orientera la lutte vers les promoteurs de la catastrophe, à savoir : le grand capital et la chaîne dindustries et entreprises destructrices, parents proches du complexe militaro-industriel. Avant de ce préoccuper des phoques il soccupera de la faim, de lentassement urbain, de la mortalité infantile, des maladies, du déficit du sanitaire et du manque de logements dans de nombreuses parties du monde. Et il mettra laccent sur le chômage, lexploitation, le racisme, la discrimination et lintolérance dans le monde technologiquement avancé. Un monde qui, dautre part, est en train de créer des déséquilibres écologiques au nom de sa croissance irrationnelle.
Il nest pas nécessaire de trop sétendre dans des considérations sur les droites comme étant des instruments politiques de l'Anti-humanisme. En elles, la mauvaise foi atteint de tels niveaux que périodiquement elle se proclame comme représentante de «lHumanisme». La mauvaise foi et le banditisme dans lappropriation des mots sont tellement énormes, que les représentants de lAnti-humanisme ont essayé de se draper du nom «dhumanistes».
Il serait impossible dinventorier les recours, instruments, formes et expressions dont dispose lAnti-humanisme. En tout cas , éclaircir leur tendances plus sournoises contribuera à ce que beaucoup dhumanistes spontanés ou naïfs révisent leur conception et la signification de leur pratique sociale.
Quant à lorganisation du Mouvement Humaniste, celui-ci organise des fronts daction dans le domaine du travail, du logement, des corporations, de la politique et de la culture avec lintention dassume chaque fois un caractère plus ample. En procédant ainsi il crée des conditions dinsertion pour les différentes forces, groupes et individus progressites sans que ceux-ci perdent leur identité ni leur caractéristiques propres. Lobjectif de ce mouvement consiste à promouvoir lunion des forces capables dexercer une influence croissante sur de vastes couches de la population en orientant par son action la transformation sociale.
Les humanistes nous ne sommes pas naifs et nous ne gargarisons pas de déclarations propres. Dans ce sens, nous ne considérons pas nos propositions comme lexpression la plus avancée de la conscience sociale nous ne pensons pas non plus notre organisation en termes indiscutables. Les humanistes ne feignons pas dêtre les représentant dune majorité, en tout cas, nous agissons en accord avec ce qui nous parait le plus juste, visant les transformations que nous croyons les plus appropriées et les plus réalisables dans ce moment quil nous est donné de vivre.
Jaimerais maintenant vous transmettre mes préoccupations personnelles en aucune manière je pense que nous allons vers un monde déshumanisé tel que nous le présentent quelques auteurs de Science Fiction, quelques courants de salut ou quelques tendances pessimistes. Je crois, oui, que nous nous trouvons juste au point, dailleurs de nombreuses fois présenté dans lhistoire humaine dans lequel il est nécessaire de choisir entre deux voies qui mêmes à des mondes opposés. Nous devons choisir dans quelle conditions nous voulons vivre et je crois que dans ce dangereux moment lhumanité sapprête à faire son choix. LHumanisme a un rôle important à jouer à la faveur de la meilleure des options;
Je dois dailleurs considérer lenceinte dans laquelle se donne ces explications.
Au cours de ces Journées, on a créé un espace de réflexion scientifique et philosophique. Nous pouvons supposer que par ce simple fait nous grandissons en connaissances. Il me semble néanmoins quavec une telle posture nous nous emplaçons dans une enceinte similaire à celle du sport qui se réalise sans comprendre ses conséquences, à celle de lart qui sexécute par délectation esthétique et celle de la Philosophie, prise dans son sens classique « damour de la sagesse ». Si, au contraire ces discussions on eu et on pour objectif de chercher des solutions pratiques à des problèmes concrets, je pense que les idées de débat doivent contribuer à la compréhension de la situation quil nous est donné de vivre et à lévaluation des moyens disponibles ou possibles pour modifier cette dite situation. On comprend dautre part que nous ne sommes pas en train de disqualifier la connaissance spéculative ni prétendre sa subordination aux savoirs pratiques. Nous sommes en train déclaircir lintérêt de fixer le point de vue depuis lequel saffrontent ces dialogues. Dautre part, il nest pas tant de suivre laphorisme médiéval selon lequel, simplement , «de la discussion nait la lumière ».
La situation que vivent aujourdhui les professionnels et étudiants de Philosophie, Psychologie et Pédagogie nest pas différente du contexte social et celui qui voudrait se séparer de lui et débouche strictement sur sa discipline propre devra rappeler que ses études sont organisées selon des paramètres établis par Ministère, qui se réalise dans des institutions et qui sexécute postérieurement dans des enceintes aussi fixées davance. Il sagit de lapprentissage, lenseignement et lapplication de connaissances à lintérieur dun Système?. Naturellement, la dynamique et le changement dintérêt de ce système sont conformes, ainsi seront les vicissitudes dont souffrent ces étudiants et professionnels.
Dautre part, les instituts denseignement et les universités ont pour finalité de former les nouvelles générations pour quelles développent des techniques et des connaissances identiques aux exigences du moment social. Et de cette façon, on forme des cadres chaque fois plus spécialisés, chaque fois plus dirigés non pas par législation épistémologique mais par les paramètres imposés par les nécessités du système. De toute façon, une telle situation ne ma parait pas réprouvable mais en tout cas me fait réfléchir sur les nécessités qui peuvent bien être impulsées par le pouvoir (politique, économique, culturel, etc), sans comprendre les véritables nécessités du contexte social et de la personnalité individuelle.
La prolifération de professions et spécialisations dans le moment actuel nous montre dune part la crise dun type de savoirs qui a dirigé pendant longtemps et dautre part lapparition de nouveaux intérêts, préoccupations et urgences. Linformation se diversifie et samplifie et il est nécessaire dordonner, de classifier, et de définir des connaissances et des enceintes dacquisition et application de celle-ci. Simultanément à se processus, on va prioriser certaines professions et en reléguer dautres.
Nous sommes déjà très loin de ces époques dans lesquelles la Philosophie était « la mère de toute les sciences ». Ce processus démancipation a commencé il y a longtemps et arrive aujourdhui à la situation dans laquelle cette même Philosophie semble ignorer ses objectifs. Nous savons que le fait que la Philosophie soit une profession est un fait plus ou moins récent. Avant Kant, le philosophe nétait pas un professionnel dans le sens daujourdhui bien sur que de nombreux penseurs ne sont pas partis des amphithéâtres, mais nous devons reconnaître que la connaissance systématique des matières qui forment nos étudiants est aujourdhui inévitable. Dautre part, nous reconnaissons la différence entre un professeur de philosophie et un philosophe, de la même manière que nous la faisons entre un professeur darts plastiques et un artiste. Et nous aspirons tous à ce quun professionnel du penser développe son potentiel de penseur ainsi que nous désirons que tout professeur dart am éliore sa sensibilité et tente, tout au moins quelques pas de créativité artistique. Mais finalement, le processus de diversification et spécialisation qui se donne dans le monde professionnel en général sobserve aussi à lintérieur de la Philosophie en tant que profession et ici nous constatons un prestige croissant de la Logique, qui mène à lanalyse spécialisée du langage au détriment de la Métaphysique, reléguée au camps des inconsistances tolérée dédaigneusement par certains courants académiques. Ce processus ne me parait pas non plus réprouvable, mais en tout cas, il me fait réfléchir sur les fausses nécessités du penser philosophique qui peuvent bien être manipulées par les coupoles qui donnent direction à ce système, sans comprendre les réelle nécessités du contexte social, du penser profond et de la personnalité individuelle. Si létudiant ou lenseignant de Philosophie et de disciplines équivalentes aboutissent lucidement à leur travail on doit se demander à quoi servent leurs efforts; que prétend on obtenir avec eux et quelle possibilité doit résulter de façon adéquate à leur fin. Si lacteur de telle activités pense que ce quil est en train de faire est utile, un instrument interprétatif de la réalité, nous aurons des conséquences différentes que sil pense que ce dit instrument doit servir à la transformation de la réalité. les conditions sont fixées de telle manière que létudiant et la professionnel de la Philosophie soit sen tient aux paramètres fixés soit il réfléchit au delà deux. En réalité, nous réclamons une attitude qui va au-delà (ou plus près) du professionnalisme et qui nous met en présence de lêtre humain qui se questionne lucidement sur le sens de sa vie et de son action et sur les conditions dans lesquelles il veut vivre
Ainsi donc, si on pense à cette activité comme une discipline qui sert lêtre humain et qui améliore son existence on ne peut éviter lamélioration des conditions de vie que peut créer cet exercice et pour la lutte contre les conditions qui détériorent lexistence? Et ceci est encore plus évident quand nous nous référons aux discipline comme le Psychologie et la pédagogie.
Quels sont les critères à utiliser pour éclaircir les termes comme « amélioration de lexistence » ou « amélioration de la vie »? Si on pense quun type déterminé déconomie est le fondement de lamélioration de la vie, alors la Philosophie devra se dédier à interpréter et justifier cette économie, la psychologie devra soccuper à adapter le citoyen à cette économie et la pédagogie devra perfectionner des méthodes pour enseigner clairement et de façon convainquante les pointes éducatifs basiques dont prétend cette économie. Nous avons déjà connue la posture économiste qui sest limité à prendre ces disciplines comme des techniques annexes de propagande et qui aujourdhui dans une autre variante économiste les considèrent dune certaine utilité, si elles démontrent leur efficacité à être appliqué à lentreprise.
Si, au contraire on prend comme valeur centrale lêtre humain, les termes commencent à sinverser en commençant par lEconomie (en grec: o i k o n o m i a cest à dire le maître dhôtel dans une maison) cette Economie perd alors caractère recteur et se met, comme une technique en plus, au service de la société. par ce quil néchappe à personne que lEconomie na pas le caractère de science dirigeante mais de technique appliquée qui a besoin dune organisation précise externe à elle-même; Donc, à ce moment, il parait opportun de se rappeler la différence entre î ã i å ç h æ h et ç î c n h (épistémologie et technique) .
Sur ce point je voudrais faire une courte digression me référant à la crise de la Science en général. Nous savons tous que lépoque des grands systèmes est passée: tant en Mathématiques quen Physique, quen Philosophie néanmoins, la technologie continue à avancer à grande vitesse et elle montre que dans lépoque actuelle certaines grandes constructions et certains grands constructeurs ne sont pas nécessaires. Il nous suffit dutiliser leurs principes et de les appliquer; il nous suffit quils nous enseignent comment les utiliser;. et ceci je ne le dis pas avec nostalgie mais tout au plus en préparation du terrain des époques qui viennent, époques qui ont demandé de nouveaux fondements de pensée et daction aujourdhui perdus dans le fatras de la destructuration générale. les philosophes, psychologues et pédagogues actuels commencent peut-être à expérimenter la «terre inconnue se guette » et que cette terre inconnue est celle dune nouvelle pensée et dune nouvelle action.
Revenons à notre thème.
Un système dans lequel tout se dirige par les lois du marché est un marché. Aujourdhui on tend à faire des supermarchés, des grandes régions culturelles, marchés des nations et mini marchés des familles . Dans ce jeu de forces entre producteurs et consommateurs il ny a pas place pour une communauté organisée sur la base dautres critères. Et si les instituts denseignement ne sajustent pas aux exigences de ce marché, ils seront privatisés parce que dune autre manière il produiront des pertes à lEtat . En accord avec cette logique aucune entreprise privée ne créera une petite école de campagne où il ny a pas de marchés suffisants. Quelle entreprise va équiper la nouvelle université si le pouvoir achat des étudiants est si limité? il faudra réduire les groupes: détudiants, de professeurs et demployés administratifs. Et si ce lieu compte sur une couche moyennement solvable, alors on montera cet institut denseignement exclusif et restreint quil faudra pour former cette minorité . Cet Etat ne sera pas responsable du reste de la population. Pour qui cet Etat existe-il? Les humanistes pensent que cet Etat lâche doit être supplanté par un autre qui prenne en charge les responsabilités tant de fois déclamées. cet état devra disposer dun budget important pour lEducation et la Santé, basiquement et les supposés « lois de marché » devront se soumettre aux nécessités du peuple. Bienvenue les centres détudes privés et les centres de santé privés dans un système ou lenseignement et la santé sont publiques et gratuites. personne nempêchera les premier ne faire leur commerce ni que les couches plus solvables continuent avec leurs institutions payantes . alors, nous parlerons dune compétition réelle sans sentiment dinfériorité vis à vis du bavardage et de la supposée efficacité privée.
Et quand à la sortie du travail sur laquelle le modèle de lentreprise privée se base nous savons déjà quelles sont les conséquences en matière de chômage et de récession. Le thème nest pas ce quil y a aujourdhui mais ce quil doit y avoir: ceci est laugmentation prioritaire de la productivité sociale et la gestion commune des facteurs de production dans la direction du processus productif...Mais tout ceci bien que cela reflète nos préoccupations et se réfère aux nécessités immédiates nous amène sur un domaine digne dêtre considéré dans de future expositions et dans de futurs débats;
Jespère quau cours de ces Cinq Journées et faces à dautres propositions il restera une ébauche de la proposition du nouvel Humanisme;
Cest tout merci beaucoup.